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Votre façon de parler influence ce qu'on pense de vous — bien au-delà de ce que vous dites.
Imaginez deux collègues. Même formation, même niveau d'expertise, même rigueur de travail. Sous la surface — comme deux icebergs — ils sont identiques. Mais au-dessus de l'eau, là où tout le monde les voit : l'un s'exprime avec clarté, assurance, et structure. L'autre bafouille, s'excuse, perd le fil.
Devinez lequel obtient les responsabilités ? La confiance du client ? L'écoute du comité de direction ?
La prise de parole, c'est votre partie visible. Et qu'on le veuille ou non, c'est sur elle qu'on vous juge — souvent en quelques secondes.
Posez la question autour de vous : "Tu prends bien la parole, toi ?" Neuf fois sur dix, on vous répondra : "Oh, moi non, je ne suis pas fait pour ça" — comme si c'était inscrit dans l'ADN. Comme si certains naissaient avec un micro dans la main et les autres condamnés au silence.
C'est faux. Profondément faux.
Steve Jobs répétait ses keynotes pendant des semaines entières, seul dans une salle, avant de monter sur scène. Cicéron, considéré comme le plus grand orateur de l'Antiquité, s'est entraîné pendant des années avant de maîtriser l'art du discours. Barack Obama, souvent cité comme l'un des meilleurs orateurs contemporains, a travaillé sa voix, ses silences, son regard — méthodiquement, pendant des décennies.
La prise de parole, c'est de la musculation. Comme courir un marathon : personne ne le fait sans entraînement, mais tout le monde peut progresser avec de la méthode et de la pratique régulière.
La psychologie sociale a un nom pour ce phénomène : l'effet de halo. Lorsque quelqu'un s'exprime avec clarté, cohérence et assurance, son audience lui prête naturellement davantage d'intelligence, de compétence et de fiabilité — indépendamment du contenu réel de ce qu'il dit.
Autrement dit : deux personnes peuvent dire exactement la même chose. Celle qui le dit avec structure et conviction sera perçue comme bien plus crédible.
Ce n'est pas une injustice — c'est de la mécanique humaine. Et la bonne nouvelle, c'est que vous pouvez en tirer parti.
En réunion, en visio, en rendez-vous client, en entretien annuel, lors d'un brief d'équipe : chaque prise de parole est une occasion de renforcer — ou d'éroder — la crédibilité que vous renvoyez. Ce module vous donne les outils pour la renforcer, systématiquement.
Ce questionnaire n'est pas un examen. Il n'y a pas de bonne ou mauvaise réponse — seulement votre point de départ.)
Questionnaire d'auto-évaluationVotre socle est solide. Vous avez intégré les réflexes fondamentaux et vous savez vous adapter. Comme un athlète de haut niveau, vos progrès viendront désormais des détails : un silence mieux placé, un mot parasite résiduel à éliminer, une structure encore plus percutante. Ce module vous aidera à passer du bon au remarquable.
Vous avez de bonnes intuitions et des bases réelles — mais il vous reste des turbulences à apprivoiser. Peut-être votre structure manque de clarté, ou votre corps trahit parfois votre stress. Bonne nouvelle : les axes de progression sont identifiés, et les outils de ce module sont précisément taillés pour vous. Concentrez-vous sur un ou deux leviers à la fois, et les effets seront rapides.
Vous êtes exactement là où ce module peut avoir le plus d'impact. Comme un jardin en friche, tout reste à faire — et c'est une chance. Vous n'avez pas de mauvaises habitudes profondément ancrées à désapprendre, mais des compétences entières à construire. Commencez par la structure du message et la posture corporelle : deux leviers simples dont les effets sont visibles immédiatement, dès votre prochaine prise de parole.
Pensez à réfléchir à la manière d'intégrer ces trois types d'arguments pour créer un lien avec son public.
Le message, la structure, la logique
La crédibilité, votre capital le plus précieux
L'émotion, ce qui reste quand tout est oublié
Le logos, c'est comme le plan de votre maison que vous allez construire.. Avant vous devez savoir combien de pièces, dans quel ordre, pour qui. Dans une prise de parole, c'est votre idée centrale, vos arguments et vos exemples concrets. L'orateur utilise des faits, des données, des statistiques et un raisonnement logique pour étayer son argumentation. Cet appel s'adresse à l'intellect du public.
le logos est essentiel pour justifier la proposition de valeur d'une entreprise. Un argumentaire de vente, par exemple, utilise le logos en présentant des données sur le retour sur investissement (ROI), les gains d'efficacité et les analyses coûts-bénéfices. Les descriptions de produits qui mettent en avant les spécifications, les indicateurs de performance et les résultats utilisent toutes le logos pour persuader les clients. Le Logos d'une manière concise est important quand vous vous adressez à votre hiérarchie. Et soyez concise.
Un homme politique, par exemple, pourrait présenter des données économiques et des programmes politiques détaillés pour convaincre les électeurs de l'efficacité de ses propositions.
Un manager qui annonce une réorganisation sans structure — en parlant des détails opérationnels avant même d'avoir expliqué pourquoi ce changement est nécessaire — perd son équipe dès les premières minutes. À l'inverse, celui qui commence par "voici ce que nous voulons atteindre, voici pourquoi c'est nécessaire, voici les trois grandes étapes" crée de l'adhésion avant même d'avoir terminé.
L'éthos (la crédibilité), c'est entre autre ce que votre audience pense de vous avant même que vous ouvriez la bouche. C'est votre posture, votre cohérence, la façon dont vous êtes préparé.
Des chercheurs en psychologie sociale, Hovland & Weiss (1951), ont montré quelque chose de frappant : la même information est mieux acceptée et mieux mémorisée lorsqu'elle vient d'une source perçue comme crédible. Autrement dit, deux personnes peuvent dire exactement la même chose — le même argument, avec les mêmes données — et pourtant produire des effets radicalement différents selon la crédibilité que leur confère leur façon de se tenir, de regarder, de parler.
L'éthos, c'est le cadre qui entoure un tableau. Un Picasso mal encadré, avec une vitre sale, dans une lumière médiocre, ne vous impressionne pas autant qu'il le devrait. Le tableau (votre message) n'a pas changé — mais la perception, si.
L'orateur doit asseoir son autorité et sa fiabilité. Pour ce faire, il doit faire preuve d'expertise sur le sujet, jouir d'une bonne réputation et démontrer un caractère sincère et éthique.
Une entreprise construit son ethos grâce à la réputation de sa marque, aux témoignages de ses clients et à son engagement en faveur de pratiques éthiques.
Un dirigeant établit son ethos par son expérience, son intégrité et la cohérence de ses actions. Par exemple, une entreprise qui met en avant son histoire de longue date et ses récompenses dans son marketing fait appel à l'ethos.
"Les gens oublieront ce que vous avez dit et ce que vous avez fait, mais ils n'oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir."
Le pathos, c'est l'émotion que vous faites naître chez votre audience. Le storytelling, les images mentales, la façon dont votre ton varie selon le moment. Ce n'est pas de la manipulation — c'est créer une connexion avec l'autre. Les entreprises utilisent le pathos pour créer un lien émotionnel avec les consommateurs. Les publicités recourent souvent à la narration ou à l'humour pour susciter des sentiments de bonheur, de nostalgie ou d'enthousiasme. Une entreprise vendant un produit destiné aux familles peut utiliser des images de familles heureuses pour faire appel à des émotions liées à l'amour et à la sécurité.
Un orateur défendant une cause caritative, par exemple, pourrait partager une histoire personnelle pour rendre cette cause plus accessible et plus convaincante.
Un directeur commercial qui présente les résultats trimestriels en énonçant des chiffres à la suite produit un silence poli. Celui qui commence par l'histoire d'un client que l'équipe a aidé à traverser une période difficile — et qui ensuite lie cette histoire aux résultats — provoque de l'engagement.
Votre cœur s'accélère. Vos mains deviennent légèrement moites. Votre voix menace de trembler. Et une petite voix dans votre tête murmure : "Tout le monde voit que j'ai peur."
Bonne nouvelle : cette petite voix a tort.
Des chercheurs en psychologie, Savitsky & Gilovich (2003), ont mis en évidence ce qu'ils appellent l'illusion de transparence : nous croyons paraître bien plus stressés que nous ne le sommes réellement aux yeux des autres. Votre public voit un orateur. Vous, vous ressentez un tremblement de terre intérieur. La réalité ? Ils n'entendent que la houle de surface.
Et ce tremblement de terre, ce n'est pas de la faiblesse. C'est votre système nerveux qui libère de l'adrénaline — du carburant. Même les acteurs les plus connus l'ont et ils prennent leur courage entre deux mains. La question n'est pas de supprimer le trac. C'est de le convertir.
Des recherches de Jamieson, Mendes & Nock (2013) ont montré que les personnes qui réinterprètent leur anxiété comme de l'excitation — en se disant "je suis prêt(e)" plutôt que "je suis stressé(e)" — performent objectivement mieux que celles qui essaient de se calmer. Ce n'est pas du déni. C'est de la navigation intelligente.
En quelques minutes, votre système nerveux parasympathique reprend la main — comme un chef d'orchestre qui rappelle les musiciens au tempo après quelques mesures de chaos.
Les avocats utilisent cette technique. Les acteurs de théâtre aussi. Et pour cause : avant de parler, la façon dont votre corps occupe l'espace conditionne votre état interne et se perçoit en millisecondes par votre interlocuteur.
Faites ceci, debout, avant votre intervention :
Imaginez un arbre dont les racines s'enfoncent profondément dans le sol. On ne renverse pas un arbre avec du vent. Cette image mentale — les racines dans le sol — suffit souvent à stabiliser la posture et, avec elle, l'état intérieur. Et rappelez-vous, le son passe à travers vous et à travers chaque os, et vous ne souhaitez pas qu'il se bloque dans certains endroits.
La plupart des peurs oratoires sont des histoires que nous nous racontons. "Je vais me ridiculiser." "Ils vont voir que je ne suis pas légitime." "Je vais bafouiller et perdre le fil."
Prenez chacune de ces pensées et posez-vous deux questions simples :
Quelle est la pire chose qui puisse réellement m'arriver ? En général, la réponse honnête est : "Je bafouille un peu, je reprends, je continue." Personne ne meurt. La vie de personne n'est en jeu. Une hésitation ne vous coule pas et est plutôt perçu comme si vous cherchiez le mot adéquat pour votre audience.
Comment transformer vos croyances limitantes en croyances aidantes ?
Votre voix n'est pas seulement un vecteur de mots — c'est un instrument. Et comme tout instrument, elle gagne à être travaillée.
Les pauses stratégiques sont votre outil le plus puissant. Après une idée importante, arrêtez-vous deux secondes. Ne remplissez pas ce silence. Laissez-le vivre. Ce silence n'est pas un vide — c'est un espace de réception, le temps pour votre audience d'absorber ce qu'elle vient d'entendre. Les plus grands orateurs l'ont compris : ils n'ont pas peur du silence. Ils s'en servent comme d'un point d'orgue. Plusieurs possibilités : normalement on ne respecte pas de ponctuation en parlant, on fait souvent des pauses, mêmes après quelques mots. Faites pareil ou faites une pause après chaque phrase, expirez et cela vous obligera à inspirer.
Variez votre débit. Accélérez légèrement sur les transitions et les parties de contexte. Ralentissez sur ce qui compte vraiment. Cette modulation naturelle maintient l'attention — comme les reliefs d'un paysage qui empêchent votre regard de s'endormir.
Articulez, même en exagérant. Avant une prise de parole importante, lisez un paragraphe à voix haute en sur-articulant, comme si vous parliez à quelqu'un à 20 mètres. Cela détend la mâchoire, réchauffe les cordes vocales, et ancre votre voix dans votre corps.
N'allez pas trop dans les aigus, ça n'inspire pas confiance. Entraînez-vous à projeter votre voix. Levez les mains au-dessus de la tête comme un bûcheron avec une hache. Baissez la hache imaginez en sortant le son ho. Ou entraîner votre voix en portant une chaise au-dessus de votre tête.
Mettez de l'intonation sur ce qui vous semble important.
En visio comme en présentiel, votre corps parle avant vous. Et parfois, il dit l'inverse de ce que vous voulez. Il faut qu'il y ait congruence. Si vous souhaitez motiver par exemple votre langage du corps doit être motivant.
Les mains : Vos mains sont des amplificateurs naturels — elles accompagnent instinctivement les idées et renforcent le message. Laissez-les parler librement. Évitez les "ailes de poule", c'est à dire de coller vos bras contre votre corps. Soyez le plus ouvert possible. Montrez vos mains. Si on ne voit pas vos mains ou si vous tournez vos veines et artères vers vous-même, c'est perçu comme un acte protecteur qui transmet que vous avez peur
Le regard — en présentiel : Ne regardez pas "la salle" comme une masse informe. Balayez la salle, d'abord les premières lignes puis plus loin à gauche, au milieu et à droite. Ayez l'intentionnalité de les regarder pour créer le contact. Cela se sentira.
Le regard — en visio-conférence : Regardez les différentes images des personnes avec cette intentionnalité de créer le contact et de parler à la personne
Le maintien : Pour vous échauffer, basculer votre bassin vers l'avant et l'arrière en ayant les genoux fléchis, cherchez une posture stable où personne ne pourra vous renverser, s'il vous poussait. Ayez les jambes à la largeur des hanches pour les femmes et à la largeur des épaules pour les hommes. Si vous êtes non-binaires, vous choisissez bien sûr. Assis, soyez plutôt sur le bord avant de la chaise, jambes et mollets à 90 degrés. Et roulez le bassin vers l'avant pour vous asseoir plus sur l'avant des ischions et plus vers l'os public, cela ouvrira automatiquement vos épaules. Assurez-vous d'être tourné vers l'écran où se trouve la caméra, si vous avez deux écrans.
Nous avons tous des tics. La différence entre un orateur moyen et un orateur efficace n'est pas l'absence de tics — c'est la conscience de les avoir, et les outils pour les corriger.
Les mots parasites ("euh", "du coup", "en fait", "voilà", "entre guillemets"…) → Ce qui se passe : Votre cerveau cherche ses mots pendant que votre bouche panique et remplit le silence. → La solution : Fermez la bouche dès que vous avez terminé une phrase ou une idée. Et inspirez par le nez.
La gestuelle parasite (se balancer, croiser/décroiser les bras sans arrêt, tripoter un stylo, se toucher le visage) → C'est la preuve que votre corps a envie de s'exprimer. Laissez couler cette énergie en vous dans vos gestes en gardant le tronc stable mais relâché, faites les gestes que votre corps vous dit. Votre cerveau envoie d'abord l'information aux mains et puis à la bouche. Faites-lui confiance.
La voix monotone ou le débit mitraillette → La solution : Choisissez une phrase de votre intervention — celle que vous voulez que les gens retiennent — et lisez-la trois fois : une fois vite, une fois lentement, une fois avec intention. La différence de ressenti vous apprend où placer le curseur. Et surtout faites des pauses et expirez pour inspirer. Ça calmera le stress.
Le regard fuyant (regard sur le sol, plafond, slides, clavier) → La solution : Entraînez vous à être plus consciente de ce que vous faites. Regardez exprès de manière exagérée le sol, plafond, clavier pour ensuite regarder les personnes dans les yeux. En visio-conférence c'est pareil. Zoom et Teams permettent de nos jours de regarder les participants et de donner l'impression de les regarder grâce à des fonctionnalités de visioconférence en temps réel.
Un architecte ne pose pas une brique avant de savoir quel bâtiment il construit. De même, toute prise de parole commence par une question fondamentale — et souvent négligée : à quoi sert ce que je vais dire ? Qu'ai-je envie que l'autre fasse, entende, sente
Il existe trois grandes fonctions oratoires :
Informer — Vous transmettez un état des lieux, un résultat, une mise à jour. L'audience repart avec une compréhension nouvelle. Priorité : clarté et synthèse.
Convaincre / Influencer — Vous souhaitez que votre audience change de point de vue, adhère à une idée, valide une direction. Priorité : structure argumentative + émotion.
Demander / Mobiliser — Vous attendez une action, une décision, un engagement. Priorité : clarté de la demande, désirabilité de l'action.
Quel est votre objectif concret et réaliste. Que souhaitez vous que vos interlocuteurs fassent, entendent, sachent, sentent
Avant chaque prise de parole, posez-vous cette question en une phrase : "Quand les gens sortent de cette réunion, je veux qu'ils _____ (sachent / croient / fassent) _____ ."
Voici la structure que les grands orateurs utilisent sans forcément la nommer. Elle fonctionne pour un brief de 5 minutes comme pour un discours d'une heure.
Les 15 premières secondes décident si votre audience reste mentalement ou part vérifier ses mails. Commencez par quelque chose qui surprend, interroge ou provoque.
Exemples d'accroches efficaces :
• Un chiffre contre-intuitif : "Saviez-vous que 55% des projets échouent non pas à cause de la technique, mais à cause de la communication interne ?"
• Une question directe : "Combien d'entre vous ont déjà quitté une réunion sans savoir ce qu'on attendait d'eux ?"
• Une anecdote courte : "Il y a trois semaines, un client m'a dit quelque chose que je n'oublierai pas…"
Formulez votre idée centrale avant de structurer quoi que ce soit. C'est votre étoile polaire : tout ce que vous direz devra y être connecté.
Exemple : "Aujourd'hui, je vous propose de changer notre façon de briefer les projets pour réduire de moitié les allers-retours inutiles."
Le cerveau humain aime les trios. "Liberté, égalité, fraternité." "Veni, vidi, vici." Au-delà de 3 points, vous perdez le fil — et votre audience aussi. Choisissez vos 2 ou 3 arguments les plus solides. Illustrez chacun d'un exemple concret ou d'une analogie.
Ne laissez pas votre message s'évaporer dans un "voilà, c'est tout." Terminez sur ce que vous voulez qu'il se passe ensuite. Une question, une décision à prendre, une prochaine étape.
Exemple : "Je vous propose que dès lundi, chaque brief inclue ces trois informations. Est-ce que vous êtes prêts à tester cela pendant un mois ?"
L'effet de primauté et de récence Ce que vous dites en premier et ce que vous dites en dernier sont mieux mémorisés que ce qui est au milieu. Le milieu d'un discours est le "ventre mou" de la mémoire. Conclusion pratique : placez vos idées les plus importantes au début (après l'accroche) et à la fin (dans votre conclusion). Ne "gardez pas le meilleur pour la fin" — si vous l'annoncez trop tard, la moitié de votre audience l'a déjà mentalement quittée.
La preuve sociale (Cialdini) Les gens font confiance à ce que d'autres ont validé. Si vous cherchez à convaincre, citez des exemples : d'autres équipes qui ont testé votre approche, d'autres entreprises qui ont adopté cette méthode, d'autres managers qui ont pris cette décision. "L'équipe de Lyon a testé ce process au troisième trimestre et a réduit ses délais de 30%" est bien plus convaincant que "Je pense que ce process pourrait marcher." Citez donc des histoires de succès, des best practices éprouvées, des benchmarks et exemples concrets;
Le principe de cohérence (Cialdini) Les gens tendent à rester cohérents avec leurs déclarations passées. Rappelez des engagements pris : "Lors de notre dernier comité, vous m'avez dit vouloir réduire les délais de validation. Cette solution va précisément dans ce sens." Vous n'argumentez plus — vous aidez votre audience à rester fidèle à elle-même.
La prise de parole est une compétence musculaire. Elle se développe avec la pratique, la méthode et le feedback — pas avec un "don" inné.
De l'assurance et de la crédibilité, une structure claire et des faits, du storytelling et des émotions constituent la charpente de toute prise de parole efficace. Aucun des trois ne suffit seul.
L'enregistrement est votre meilleur coach. Ce que vous entendez et voyez de vous-même est souvent différent de ce que vous ressentez de l'intérieur.
L'illusion de transparence signifie que votre stress est beaucoup moins visible que vous ne le croyez. Réinterprétez-le comme de l'énergie disponible — et utilisez-la.
Informer, convaincre, mobiliser : la réponse à cette question change tout — la structure, le ton, la conclusion.
Avant de rédiger quoi que ce soit, je réponds à ces questions :
Mon objectif est de :
Je répète ma prise de parole à voix haute au moins une fois — même seul, même mentalement.
Je travaille spécifiquement :
Je filme ou j'enregistre au moins un passage de ma présentation ou de mon message. Je regarde ensuite avec bienveillance mais sans complaisance.
Ce que j'observe :
Parmi les outils vus dans ce module, lequel me correspond le mieux ?
La source originelle des concepts d'ethos, logos et pathos. Toujours aussi pertinent 24 siècles plus tard.
La bible des mécanismes d'influence appliqués à la communication et à la persuasion.
The influence of source credibility on communication effectiveness : l'étude fondatrice sur la crédibilité de la source et son impact sur la réception des messages.
The illusion of transparency and the alleviation of speech anxiety : la démonstration que nous croyons paraître bien plus stressés que nous ne le sommes réellement.
Reappraising arousal: Why the meaning of stress matters : les bases scientifiques du recadrage de l'anxiété en excitation fonctionnelle.
Vous avez maintenant tous les outils pour prendre la parole avec structure, assurance et impact. La prochaine étape : pratiquer.